Vous êtes dirigeant basé à Paris, vous détenez des titres de société française, et votre projet d'expatriation vers Dubaï commence à prendre forme. Mais depuis que vous avez entendu parler de l'exit tax en France, une question vous taraude : est-ce que ça va me coûter une fortune avant même de partir ? Rassurez-vous — la réalité est plus nuancée que ce que le bouche-à-oreille laisse entendre. Encore faut-il bien comprendre les règles du jeu.
L'exit tax française s'applique aux contribuables qui transfèrent leur domicile fiscal hors de France et qui détiennent des participations significatives dans des sociétés. Deux seuils déclenchent le dispositif : une valeur de titres supérieure à 800 000 €, ou une participation supérieure à 50 % du capital d'une société. Si vous vous reconnaissez dans l'un de ces deux critères, le sujet vous concerne directement — et il vaut mieux l'anticiper bien avant de quitter Paris et de déposer votre déclaration de départ.
L'exit tax est calculée sur la plus-value latente de vos titres — c'est-à-dire la différence entre leur valeur au jour du départ et leur prix d'acquisition, même si vous n'avez pas encore vendu. Elle se compose d'une part d'impôt sur le revenu et d'une part de prélèvements sociaux. Le taux global peut dépasser 30 % de la plus-value latente. Sur des participations de plusieurs millions d'euros, l'enjeu est donc considérable — ce qui explique l'anxiété de nombreux dirigeants qui quittent Paris pour Dubaï sans avoir mesuré l'ampleur du dispositif.
C'est le point le plus important, et le plus mal connu : un mécanisme de sursis de paiement permet, sous conditions, de ne pas régler l'exit tax au moment du départ. L'impôt est calculé, constaté, mais son paiement est différé — parfois jusqu'à la cession effective des titres, voire au-delà. Pour de nombreux dirigeants qui s'installent à Dubaï, cette information change tout à leur projet d'expatriation.
Attention toutefois : les Émirats Arabes Unis figurent parmi les États pour lesquels le sursis de paiement n'est pas accordé automatiquement par la France. Il doit faire l'objet d'une demande expresse, accompagnée de garanties, dans des délais stricts. En pratique, les démarches doivent être engagées suffisamment en amont du départ — ce qui suppose d'anticiper depuis Paris, avant même que le projet d'expatriation vers Dubaï ne soit finalisé. C'est précisément sur ce point que l'accompagnement d'un cabinet spécialisé fait la différence entre une expatriation sereine et un redressement fiscal évitable.
Le sursis de paiement ne s'obtient et ne se maintient pas sans formalités. Des déclarations initiales et annuelles sont requises pour sécuriser votre situation dans la durée. Ces obligations, techniques et récurrentes, font partie intégrante de la mission d'accompagnement de Meyran Partners — pour aller plus loin, consultez notre guide complet sur l'exit tax française et l'imposition des plus-values latentes.
Que vous soyez encore en France ou déjà installé aux Émirats, contactez Meyran Partners, cabinet d'avocats fiscalistes français basé à Dubaï, pour un accompagnement complet de votre expatriation — de la rupture de résidence fiscale française jusqu'à la sécurisation de votre situation aux Émirats.